Light Painting

Etoiles aujon web.JPG

Je suis seul à la fenêtre de l’auditorium. Toute l’équipe est partie il y a quelques heures. Il fait nuit, il y a du brouillard. Une famille passe quinze mètres plus bas dans la rue. Ils cherchent quelque chose. Le père de famille me voit à la fenêtre, alors il s’exclame « Bonsoir, vous savez ou c’est le light painting ?! ».

L’inter-saison est terminée, je crois qu’il est temps de m’en aller.

LA BIDOUCHE

La Bidouche web.jpg

La Bidouche est un jeu collectif qui se joue entre amis(es). La Bidouche se joue de préférence de nuit sur une table ou autre surface lisse de grande taille. Les adversaires se tiennent à chaque extrémité de la table à bidouche et s’affrontent dans le but de faire basculer le Malongo (à gauche sur l’image) du coté opposé de la table en le frappant avec la Bidouche (à droite sur l’image). Plus le Malongo est rempli de café, plus la Bidouche devra être envoyé fort pour faire avancer le Malongo dans le camp adverse, au risque de la faire trop rebondir jusqu’à la faire tomber parterre. Si un joueur fait tomber la Bidouche parterre, tous les joueurs doivent crier « BIDOUCHE ! » et l’équipe adverse à le droit de tirer deux coups de suite. Dans le cas où un joueur tire la Bidouche sans toucher le Malongo, cela donne aussi deux coups à l’adversaire.

Si le Malongo est emmené par les joueurs sur les extrémités droite et gauche de la table à Bidouche, ce sont les joueurs qui feront basculer le Malongo de la table en premier qui perdront la partie.

Bon jeu !

Milou

MAUL web.JPG

De retour à Flaine après une semaine et quatre jours passés entre Annecy et Grenoble. J’ai le sentiment d’être parti pendant bien plus longtemps que ça et je suis heureux d’être à nouveau ici. J’ai comme l ‘impression de rentrer chez moi. Sur la route, en arrivant avec Szabi, Matthieu et Pépino, on reconnait Théo devant nous qui est au volant de la voiture d’Adèle. On se fait signe, on s’arrête. On est content de se revoir. Ce soir c’est barbecue, rendez-vous sur le grand parking du col de Pierre Carrée.

La fin de la soirée approche, il reste quelques saucisses froides que personne ne veut manger et les flammes sont de plus en plus timides. Tout le monde est calme mais surtout lassé d’aller et venir chercher du bois pour alimenter le feu. Nous sommes moins d’une dizaine mais il n’y a qu’une seule chaise. Matthieu s’est donc fabriqué un matelas avec quelques branchages. D’autres préfèrent rester debout.

Il y a derrière nous un énorme tas de branches de sapin fraichement coupées qui on été déposés là quelques jours plus tôt. C’est un bois jeune, vert et humide, surtout avec toute la pluie qui est tombée la semaine dernière. D’ailleurs, il baigne à moitié dans la boue. Nous n’avons plus rien à brûler alors l’un d’entre-nous saisi l’une des branches pour la mettre dans le feu. Et puis une autre. Et puis une troisième ! Et puis tout le monde fait de même. Les épines commencent à s’enflammer mais nous en rajoutons encore. On étouffe complétement le feu dans une sorte de folie du sapin vert. Une épaisse fumée blanche s’échappe d’entre les branches et le tout commence à s’embraser sérieusement depuis la source. La fumée est énorme et s’échappe, portée par le vent, vers le fond de la vallée. Plus il y en a plus nous rajoutons du bois.

Le feu à quintuplé de volume et il n’y a plus rien à bruler. Nous observons la fumée avec fascination. Théo, Killian, P-O et les autres nous expliquent que ce jeu s’appelle un Milou et qu’ils font ça depuis très jeune dans le but d’enfumer les villages voisins. J’adore de jeu,  même si j’ai encore les mains pleines de sève et que je me demande encore pourquoi on l’appelle comme cela.

Arlequin Climax

Facade Arlequin web.jpg

Les Touristes attendent le départ mais la patience de Nerveux à ses limites. Il joue de l’accélérateur, il en veut. Le top départ est donné. Nerveux passe devant tout le monde, il prend des risques, il est dangereux. Il frôle les Allumeuses qui pilent pour ne pas lui rentrer dedans. Les Touristes polluent. Ils fument. La lumière brille sur le bitume humide du parking. La tension monte, la vitesse aussi. Climax. Les allumeuses klaxonnent et excitent le groupe. Tout le monde fait de même. Il fait nuit, il est tard, on ne peut pas dormir tranquille.

Photo prise d’une façade de l’immeuble l’Arlequin à la Villeneuve à Grenoble hier soir pendant le montage.

ZORO

Mini Dos web.jpg

Léo, Matthieu et Pépino m’attendent dans la camionnette pour monter sur la route du col. Nous devons partir pour tourner la dernière séquence de la journée (qui s’avère aussi être la dernière de tout le tournage qui s’est terminé hier soir).

La pluie s’est calmée. Je suis dans l’auditorium et je cherche un moyen pour fermer l’accès aux loges, là où nous habitons tous. J’ai condamné une porte et cela me force à faire un détour par la scène et les coulisses. En passant, j’aperçois brièvement quelques petits chiffons colorés posés sur un tabouret. Je continue mon chemin en courant, pressé, puis décide de faire demi tour. J’hésite à les emmener pour qu’ils puissent servir d’accessoires dans la prochaine scène que nous avons à tourner. Je retourne vers les chiffons, il n’y en a que trois, ils sont fait d’une matière légère et presque transparente. Il y a un tas d’autres affaires entassées dans des cabas en plastique. Ce sont les instruments de cirque que les enfants de l’école primaire utilisent pour faire le prochain spectacle de la fête de l’école. Finalement, rien ne m’intéresse vraiment… Je jette tout de même un dernier coup d’œil sur la scène. La lumière n’est pas allumée, je ne vois pas grand chose, je suis pressé. En me retournant pour repartir j’entrevois quelques lignes de couleurs qui se dessinent sur le sol noir du plateau. Des rubans de danse multicolore. Ces objets me fascinent et je décide d’en emmener quelques uns avec moi.

Le tournage s’est terminé hier soir, ce fût une expérience intense. Mille MERCIS à vous tous qui avez participé à cette aventure. Des Flainoises et des Flainois extra-ordinaires, une équipe de tournage en Golfette et un immense sentiment de liberté.  MERCI.

 

Le Feu

pompiers lance noir web.JPG

L’espèce humaine restait donc dépourvue de tout, et il ne savait quel parti prendre à son égard. Dans cet embarras, Prométhée survint pour jeter un coup-d’œil sur la distribution. Il trouva que les autres animaux étaient partagés avec beaucoup de sagesse, mais que l’homme était nu, sans chaussure, sans vêtements, sans défense. (Platon, Protagoras)

C’est pour cela que Prométhée jugea qu’il était indispensable que les hommes aient à leur disposition le feu pour utiliser au mieux les arts et les techniques.

Photo : David Posth-Kohler